Voici enfin venue la saison estivale, cette saison que tous attendant avec impatience. On peut maintenant se dévêtir, s’activer et se détendre davantage. La médecine chinoise prescrit de vivre selon les saisons et de s’adapter aux changements afin d’éviter la maladie et de favoriser la longévité. Dans le Classique Interne de l’Empereur Jaune, on décrit bien la façon de vivre en harmonie et libre de maladie et malaise.
Qi Po, le médecin du de l’Empereur Jaune, nous dit :
« Dans le passé, les sages étaient capable d’observer les signes et de s’adapter aux phénomènes natures pour ainsi ne pas être affectés par les influences externes, et pouvaient donc vivre longtemps.
Si on ne suit pas le jeu des énergies selon les saisons, l’énergie du Foie stagne, entraînant la maladie au printemps. En été, l’énergie du Cœur s’épuise et l’énergie Yang s’affaiblie. En automne, il y a congestion de l’énergie des Poumons. En hiver, les Reins seront vidés de leurs réserves.»
Pendant les mois d’été, il y a soleil et pluie en abondance. Les énergies du Ciel descendent et celles de la Terre s’élèvent. Tout dans la nature croît et porte des fruits.
Pour l’Homme, il est bon de se coucher plus tard tout en continuant de se lever tôt. On doit éviter la colère et demeurer actif physiquement, afin d’éviter que le Qi stagne. On peut se permettre davantage d’indulgences que pendant les autres saisons mais sans excès.
Émotionnellement, il est important d’être joyeux et décontracté et ne garder aucune rancune. Ce afin que l’énergie circule librement et communique avec l’intérieur et l’extérieur. De cette façon, la maladie peut être évitée en automne.
Plus loin dans son dialogue avec l’Empereur Jaune, Qi Bo poursuit :
« Anciennement, les sages traitaient la maladie avant qu’elle ne se manifeste par la prévention, tout comme un bon gouvernement ou empereur était capable de prendre les précautions nécessaires pour éviter la guerre. Traiter une maladie après qu’elle ne se soit manifestée est comme réprimer une révolte après qu’elle ne se soit déclarée. Si on creuse un puits seulement quand on a soif, ou si on forge des armes seulement après le début de la bataille, on ne peut que se demander : n’est-il pas trop tard? »
